
Aujourd'hui, je
(Yohann) prends les rennes ! Ça faisait si longtemps que je n'avais pas touché à un blog ! Ça fait bizarre, c'est tout chaud, j'avais oublié cette sensation ! Alors en avant !
La journée se résume donc à marche et marches, journée 100% nature. Entre la visite du magnifique jardin botanique, de l'insectarium, du sommet du Mont Royal (et de toutes ses marches pour y parvenir) et de la pizzéria du coin, nous avons effectué pas loin de 15 km selon moi, 6 seulement selon Tiffany, 30 selon les syndicats, 2 selon la police.
Le jardin botanique ou la journée idéale pour s'y promener. Pour y arriver nous avons marché le kilomètre 4 nous y séparant afin d'économiser 6$ de bus. Du soleil comme s'il en pleuvait, des écureuils curieux, des restaurants avec du manger bizarre... Tout y était. L'insectarium et ses mygales pouvant manger des oiseaux entiers, des papillons d'une rare beauté pour certains, complètement ridicules pour d'autres nous ont permis de passer un bon moment. Le restau à la sortie n'était pas le meilleur dans lequel j'ai mangé. Encore un steak à la saucisse (mais pourquoi, pourquoi ?!!), des chips ultra salées et vinaigrées, un cookie pas bon. Bref, un petit tour chez M@sterchef leur ferait le plus grand bien.

Nous avons pris deux bus pour nous rendre ensuite au Mont Royal. Enfin c'est ce qu'on pensait. D'abord, pour prendre le bus, il fallait qu'on recharge notre pass Panavigo, enfin Opus ici, à la station de métro d'à côté du jardin. La dame qui nous a accueilli semblait être moins aimable que la moins aimables de tes copines. L'anti-québécoise quoi ! Tout l'inverse de ce que tous les habitants laissent paraître dans ce pays. Déjà, elle a tej' les deux jeunes-filles devant nous et quand je suis passé et lui ai présenté l'appoint afin qu'elle me rende un billet de 10$, elle ignore mes pièces et m'en rend d'autres. Je lui demande alors plutôt un billet parce que les pièces, bon. Elle me rétorque alors qu'elle n'a plus assez de papier (billets) avec ce ton qui ferait d'elle une parfaite agent de la RATP.

Deux bus nous ont alors amenés dans les hauteurs de Montréal. Un panorama à couper le souffle, tout Montréal était à nos pieds. C'était d'ailleurs effrayant de se sentir enfoncés dans la forêt le calme et en même temps apercevoir et surtout entendre le bruit de la ville au loin.
Nous avons alors entamé une longue promenade en direction du Lac aux castors que nous avions visité l'année dernière, mais sous la neige fraichement tombée la veille.
Lors de cette promenade, nous avons croisé des sportifs, des sportifs, des sportifs. C'est fou comme tout le monde fait du sport ici. À nous en faire déprimer d'ailleurs. Des gens tous bien foutus qui couraient, d'autres qui faisaient du ski sur béton avec des bâtons, d'autres qui en faisaient des caisses avec leur souffle de course "shu shu shuuuuuuuuuuuu shu shu shuuuuuuuuuu", oh là là, mais ta gu***e ! Lorsque nous avons vu que nous n'étions plus qu'à 1,6km du lac, nous vîmes à ce moment-là des marches interminables qui menaient on ne sait où, nous en avons donc déduit que c'était un raccourci pour nous rendre à notre destination. Nous les avons donc toutes montées, à notre rythme, contrairement à une folle qui nous a croisé et dépassé plusieurs fois car cette sportive a dû les monter et les descendre au moins 4 fois pendant qu'on les montait simplement. L'insulter en moi-même me fit le plus grand bien.

Une fois là haut donc, on s'est aperçu de notre erreur, on s'est un peu reposé et on est redescendu pour faire les 1,6km réels en suivant le vrai chemin cette fois. Nous avons croisé quelques écureuils qui s'approchaient tous de nous (je crois d'ailleurs avoir trouvé LE cri pour les attirer et n'en suis pas peu fier), bientôt, je les caresserai je pense. Et puis nous arrivâmes enfin à ce fameux lac telle la fin d'un film d'aventure où les héros passent plusieurs jours pour arriver là où on s'attend forcément à la fin.
Le spectacle en valait vraiment la chandelle !

Nous sommes donc repartis avec toutes nos crampes et notre mal de jambes, comblés d'avoir pris ce bon bol d'air frais, grâce aux 3 bus qui nous ont ramenés chez nous. On a bien mérité notre pizza locale, non ?
Ah, pour finir, je voulais passer un coup de gueule contre les propriétaires de notre appartement qui est sans doute le seul dans toute l'histoire de location d'appartement qui n'a pas de télé avec les chaines locales. Il n'y a qu'une toute petite télé reliée juste à un lecteur DVD et rien en ce qui concerne les chaines. Tout ce que nous regardons se limite donc aux programmes de TF1 et de CANAL+ en France.