octobre 02, 2011

Jour dix

On peut deviner une baleine au loin
Ce matin nous avons repris le bac (le gros bateau qui transporte gens, voitures, camions, veaux, vaches, cochons...) vers Tadoussac (again) et nous avons été déjeuner dans le même restau que la veille au soir.


Puis nous sommes allés marcher sur le port et pris un sentier qui menait sur la côte. Il ne faisait pas très beau mais nous étions bien déterminés à croiser des baleines dans notre promenade. Nous n'en avons pas vues et j'ai (Yohann) été très triste. On s'est quand même dit qu'il y en avait pour se rassurer. La baleine invisible était majestueuse, grande, impressionnante. En fait je crois qu'aucun animal (à part des écureuils) typique  du Canada n'existe en réalité. Malgré l'insistance et les routes qui s'y prêtaient: aucun orignal; Malgré l'insistance et les mers qui s'y prêtaient: aucune baleine... Le Québec ne serait-il pas une énorme arnaque animalement parlant ?


Il a commencé à pleuvoir et puis vers 12h30 le moment tant attendu et redouté de ma part est arrivé: celui de reprendre la route pour rentrer vers Montréal. 6h30 de route avec près de 500 km le tout limité à 100 km/h sur toute l'autoroute qu'on ne prendrait seulement qu'à mi-chemin et toute la route "montagneuse" de la veille en première partie. Bon s'il n'y avait eu à la rigueur que ça, je m'en serais contenté finalement.


Seulement, le monde avait décidé de compromettre tous mes plans ce jour-là. Arrivés vers Québec (donc à mi-parcours), il était déjà tard et j'en avais un peu marre, il nous restait encore 250 km à faire avant d'arriver et c'est à ce moment-là que d'importants bouchons se sont formés à l'entrée de l'autoroute à cause de travaux un peu partout qui n'en finissaient pas. On a donc perdu pratiquement une heure et moi un pied droit à force d'accélérer-freiner-accélérer-freiner avec la fatigue du pied que j'avais déjà cumulé les heures d'avant. Mais ce n'est pas tout. Une fois les congestions (comme ils disent ici) passées, une pluie torrentielle s'est abattue durant le reste du trajet. Je ne voyais pas à un mètre devant moi; j'ai cru mourir. Le pire, c'est que pour les voitures autour de moi, c'est comme s'il ne se passait rien car elle continuaient de rouler aussi vite (et même au dessus de la limitation) et ça me mettait davantage la pression, surtout qu'ils m'éclaboussaient de plus belle. Le plus difficile fut en sortant de l'autoroute, alors que je ne distinguais pas les lignes sur la route, je me fiais à la voiture devant moi (si celle-ci conduisait à peu près bien car j'en ai suivies des folles qui faisait n'importe quoi à passer d'une file à l'autre et du coup moi aussi), je crois que ça a été la pire journée depuis le début du voyage.
 

Une fois arrivés à Montréal et à l'hôtel Bonaparte, ça allait mieux. On est allés souper une poutine à La Banquise et au retour, à cause d'une mauvaise logistique de notre part dans les tickets de bus, j'ai voyagé gratuitement. En effet, je pensais qu'un ticket acheté était valable 90 mn quelle que soit la correspondance ou le bus choisi, seulement nous avons pris le même bus pour rentrer qu'à l'aller mais dans l'autre sens et ça, c'était la seule restriction. N'ayant que des billets dans mon portefeuille alors qu'il faut absolument (!) l'appoint pour obtenir un ticket, au moment où j'ai voulu descendre après avoir expliqué au chauffeur que je n'avais pas assez de pièce, il m'a dit que c'était bon, je pouvais rester. (ça continuait cette journée de m**de...) De plus il pleuvait toujours autant et c'est trempés que nous sommes rentrés à l'hôtel nous reposer de cette journée de folie.


Au final, pas de baleines, de la pluie comme s'il en pleuvait, des bouchons (congestions), plein de kilomètres parcourus... vivement demain pour une journée plus palpitante.

1 commentaire:

Darius a dit…

ooooh ! Tu as été très triste (tétrétriste)